Je vous retrouve au départ de la randonnée qui va grimper plusieurs kilomètres, avec la traversée de prairies où la vue est magnifique, jusqu'aux ruines du château.
Mais avant d'y arriver, il y aura des grincements de dents tant la pente est abrupte et une immense frayeur quand Mya s'est mise à aboyer méchamment (je ne l'avais jamais entendu être en colère à ce point) et ... derrière les arbres en hauteur mais tellement près de nous qu'on sentait son souffle... un énorme sanglier !
J'ai cru que Mya allait le suivre et se faire tuer et Sindy s'évanouir ! Dans ces cas-là tu fais taire ta propre peur et tu rattrapes ton chien d'un ton sec et tu dis doucement "ne t' inquiéte pas, il a eu peur bien pire que nous et il est déjà loin". Ce qui a été d'ailleurs le cas ! Pour la petite histoire, les filles ne sauront jamais à quel point j'ai eu peur pour ma fille et ma chienne. Odile était plus en contre-bas et Eve déjà, avec ses jambes de jeunette (ben quoi 12 ans de moins que moi) bien plus haut.
On voit le village s'éloigner au fur et à mesure qu'on monte.
Une plaine pour souffler un peu
Et un paysage automnal à couper le souffle
Un peu d'humour car on commence à fatiguer
ENFIN nous arrivons au chemin qui mène aux ruines du château !
Un arrêt pour abreuver les chiennes et nous-mêmes et il est temps de reprendre le chemin du retour. Et là tout va se compliquer !
Il est 16h30, la luminosité ne va pas tarder à baisser et nous sommes en haute montagne.
J'ai un plan que je veux suivre à la lettre. Je l'ai bien étudié et je sais qu'il faut passer par là.
Mais les filles veulent faire demi-tour ne comprenant pas que c'est une boucle et que revenir sur nos pas c'est nous retrouver peut-être dans la brume et le noir dans des chemins difficiles.
Je ne cède pas et je me fais copieusement injurier par Odile qui n'en peut plus et a trop mal au pied.
Tant pis, je décide de continuer et elles sont bien obligées de me suivre !
Le paysage atténue les humeurs maussades.
Sourire crispé
Suite et fin au prochain numéro