Pas de randonnées depuis celles de Lagrasse et Tournissan.
Rappelez vous je vous ai promis de vous raconter notre retour au bercail ce jour là.
C'est sur des photos de mes promenades quotidiennes avec Nessy et Mya que vous allez pouvoir savourer ces moments une nouvelle fois mémorables.
Installez vous confortablement et prenez un petit café gourmand, c'est moi qui régale ! Virtuellement çà ne me coûte pas cher LOL.
Il est donc aux environs de 17h30 lorsque nous décidons de rentrer chez nous.
Nous étions avec la voiture à Odile. Elle met son GPS et c'est quelques kilomètres plus loin que tout commence.
Déjà la voiture s'arrête comme çà tout à coup. On finit en roue libre sur le bas côté. Rien de grave, la clef n'était plus détectée et fort heureusement elle a bien voulu fonctionner quand Odile l'a posée sur le bouton.
Nous reprenons la route et là quelques kilomètres plus loin, je trouve que le chemin ne ressemble pas à celui de l'aller. Bizarre mais je n'y prête pas plus que çà attention. Mais la route semble étrange également à Odile. Elle regarde son GPS. Ben non c'est bien çà.
Sauf que.....
Nous allons faire les trois quarts de la route sur des chemins de montagne, la vraie route en lacets, parfois très étroite et ce sur environ 80kms.
Pas moyen d'avoir une autre route !
Odile commençait à s'énerver car.... elle n'avait pas refait de carburant et son autonomie n'était plus que de ..... 70kms ! Elle pensait faire le plein à Narbonne mais on n'a jamais trouvé Narbonne.
La nuit tombait, on voyait de moins en moins bien et la panne d'essence nous pendait au nez là au beau milieu de la montagne sans âme qui vive.
Sans âme qui vive ?
Que nenni !
Un magnifique lièvre avait décidé de traverser devant nous.
Pas grave roooo on en a vu d'autres.
Quelques kilomètres plus loin, oh madre dia mère de tous les dieux, un troupeau de sangliers !
Malgré la dextérité de la conductrice l'un d'eux a cogné contre la roue faisant remuer la voiture. J'ai encore ses yeux effarés en tête.
Il n'y a pas que le bestiaux qui a été effrayé.
Le temps de se remettre, on repart. Rien de cassé, c'est le principal.
Et là Odile m'annonce qu'il ne reste plus que 40 kms d'autonomie.
J'envoie un message à mon homme lui expliquant la situation, lui disant que je ne sais strictement pas où on est sinon quelque part dans la montagne et j'enclenche ma géolocalisation sur mon portable (on a installé ce système lorsque je vais seule en randonnée).
Et là je vous assure UN MIRACLE. Comme sortie de nulle part, vous savez comme dans les films de désert où tout à coup apparait un ranch, là OUI là une station seule au milieu de la nature. Pourvu qu'elle fonctionne à moins que ce ne soit un mirage ?
Pas de mirage et une vraie station avec de la vraie essence au tarif prohibitif de 2€ le litre de gazole.
On en profite pour analyser le GPS et essayer de comprendre pourquoi il nous a envoyées sur cette route d'enfer.
Réponse toute simple : Odile avait coché la case "sans autoroute, chemin le plus court".
J'ai toujours considéré qu'un GPS était très con !
Nous avons enfin retrouvé la vraie route pour faire les derniers kilomètres et tout à coup alors que nous étions encore sur la route de montagne, un engin énorme nous double : un camion citerne !
Là les nerfs ont lâché et je suis partie dans un fou rire à en pleurer.
Ma pauvre Sindy qui pissait le sang du nez après qu'on ait heurté les sangliers n'en menait pas large mais de me voir rire ainsi s'est mise à rire aussi.
Odile était bien trop crispée. C'est le soir quand on était chacune chez soi qu'elle m'a appelée et qu'elle a eu un fou rire salvateur.
Une histoire qui une nouvelle fois se termine bien.
Bonne semaine